Mon enfant manque de confiance en lui : comment l'aider à retrouver confiance ?
Votre enfant doute de lui-même, se compare souvent aux autres, se décourage rapidement ou affirme régulièrement qu'il n'y arrivera pas ?
Le manque de confiance en soi chez l'enfant et l'adolescent est une préoccupation fréquente, aussi bien pour les jeunes concernés que pour leurs parents. Derrière certaines difficultés scolaires, une grande timidité, la peur de l'échec ou encore une anxiété importante, se cache parfois un enfant qui peine à croire en ses capacités.
Pourtant, la confiance en soi n'est pas quelque chose d'immuable.
Elle se construit progressivement au fil des expériences, des réussites, mais aussi des difficultés traversées. Lorsqu'elle est fragilisée, il est tout à fait possible de l'aider à se reconstruire.
Comment reconnaître un manque de confiance chez l'enfant ou l'adolescent ?
Tous les enfants traversent des périodes où ils doutent davantage d'eux-mêmes. Cela fait partie de leur développement.
Cependant, certains comportements peuvent révéler une difficulté plus profonde :
- votre enfant a peur de se tromper ;
- il évite les nouvelles activités ;
- il abandonne rapidement lorsqu'il rencontre une difficulté ;
- il se compare constamment aux autres ;
- il recherche sans cesse l'approbation des adultes ;
- il se dévalorise fréquemment ;
- il doute de ses compétences malgré ses réussites ;
- il refuse certains défis par peur de l'échec ;
- il manque d'assurance lorsqu'il doit prendre la parole devant les autres.
Chez les adolescents, cela peut également se traduire par une forte appréhension du jugement, une difficulté à s'affirmer ou une tendance à minimiser systématiquement leurs qualités et leurs succès.
Ce qui déroute souvent les parents, c'est que ces comportements peuvent apparaître même chez des enfants qui réussissent bien à l'école, qui sont appréciés de leur entourage ou qui possèdent de réelles compétences dans certains domaines.
Ce manque de confiance peut avoir des conséquences dans de nombreux aspects de la vie quotidienne. Certains enfants n'osent plus participer en classe, hésitent à découvrir de nouvelles activités ou renoncent à des projets qui les attirent pourtant. À l'école, ils disposent parfois des compétences nécessaires pour réussir mais peinent à les mobiliser lorsqu'ils sont confrontés au stress ou à la pression de l'échec.
À long terme, cette difficulté peut freiner leur développement, leur autonomie, leur créativité et leur capacité à croire en leurs propres ressources.
Pourquoi certains enfants doutent-ils autant d'eux-mêmes ?
Les difficultés de confiance ne sont pas forcément liées aux capacités réelles de l'enfant.
Il n'est pas rare de rencontrer des enfants intelligents, créatifs, sensibles ou persévérants qui sont pourtant persuadés qu'ils ne sont « pas assez ».
Avec le temps, différents éléments peuvent contribuer à fragiliser l'image qu'ils ont d'eux-mêmes.
Les expériences difficiles
Une succession d'échecs, des difficultés d'apprentissage, des remarques blessantes, des moqueries ou un harcèlement scolaire peuvent progressivement laisser des traces. À force de vivre certaines situations douloureuses, l'enfant peut finir par tirer des conclusions sur lui-même qui dépassent largement les événements vécus.
Au lieu de penser « Je n'ai pas réussi cet exercice. » il peut inconsciemment commencer à se dire « Je ne suis pas capable. »
La difficulté à gérer la frustration joue également un rôle important. Certains enfants se découragent très vite lorsqu'ils ne réussissent pas immédiatement. Cela peut se voir à l'école, dans une activité sportive, pendant un apprentissage ou tout simplement lors d'un jeu de société en famille.
Perdre une partie, faire une erreur ou ne pas parvenir à réaliser quelque chose du premier coup peut provoquer une réaction émotionnelle très forte.
J'entends parfois des parents me dire « Il abandonne dès qu'il voit que c'est compliqué. » ou encore « Elle se met en colère quand elle perd. »
Derrière ces réactions se cache souvent bien plus qu'une simple frustration. Pour certains enfants, l'erreur ou l'échec sont vécus comme une véritable remise en question. Ils ne voient plus une expérience d'apprentissage mais une preuve qu'ils ne sont pas assez bons.
Avec le temps, cela peut les amener à éviter certaines situations, à ne plus oser essayer ou à renoncer avant même d'avoir réellement tenté.
Ce mécanisme peut sembler anodin lorsqu'il concerne un jeu de société ou un exercice de mathématiques. Pourtant, il peut progressivement s'étendre à d'autres domaines : les relations avec les autres, les activités sportives, les prises de parole en public ou encore les examens.
C'est d'ailleurs ce que l'on observe souvent chez certains adolescents à l'approche du brevet ou du baccalauréat. Ils possèdent parfois les connaissances nécessaires, mais doutent tellement de leur capacité à les mobiliser qu'ils finissent par se mettre eux-mêmes en difficulté.
Le regard des autres
Certains enfants accordent une importance considérable à ce que les autres pensent d'eux. Une remarque qui semblerait anodine pour un autre enfant peut rester gravée dans leur mémoire pendant des semaines, voire davantage.
Ils deviennent alors particulièrement attentifs au regard des autres, au risque de se sentir constamment évalués ou jugés.
L'hypersensibilité émotionnelle
Les enfants hypersensibles vivent souvent leurs émotions avec beaucoup d'intensité.
Une critique, une comparaison ou une remarque maladroite peuvent prendre une place importante dans leur monde intérieur.
Ils ont parfois tendance à retenir davantage ce qui les blesse que ce qui les valorise.
Le perfectionnisme
Certains enfants pensent qu'ils doivent réussir parfaitement pour être appréciés ou reconnus.
Dans leur esprit, il n'existe parfois que deux options : réussir parfaitement ou échouer.
Entre les deux, il n'y a plus beaucoup de place pour l'apprentissage, l'expérimentation ou le droit à l'erreur.
Pourquoi les encouragements ne suffisent-ils pas toujours ?
C'est une situation qui démunit souvent les parents.
Ils encouragent leur enfant, lui rappellent ses qualités, mettent en lumière ses expérience de réussite, lui disent qu'ils croient en lui/elle.
Et pourtant, rien ne semble vraiment changer.
Avec le recul, et en repensant à l'enfant timide et réservée que j'étais, une image me revient souvent.
C'est comme si les encouragements et les croyances profondes fonctionnaient parfois sur deux fréquences radios différentes : les paroles rassurantes sont bien présentes - l'enfant les entend - mais elles peinent à rencontrer ce qu'il croit déjà de lui-même.
Si, au fond de lui, il est persuadé qu'il n'est pas à la hauteur, qu'il risque d'échouer ou qu'il est moins capable que les autres, les encouragements peuvent avoir du mal à s'imprimer durablement.
Ce n'est pas une question de mauvaise volonté ou parce que les parents s'y prennent mal. C'est simplement que l'image que l'enfant a construite de lui-même est parfois devenue plus forte que les messages positifs qu'il reçoit.
C'est précisément pour cette raison qu'il est souvent nécessaire de travailler plus en profondeur que le simple discours rationnel.
À certaines périodes, le manque de confiance devient plus visible
Certaines étapes de la vie mettent particulièrement en lumière les difficultés de confiance en soi.
C'est souvent le cas lors :
- des évaluations scolaires ;
- des examens ;
- du brevet ;
- du baccalauréat ;
- d'une compétition sportive ;
- d'une audition ;
- d'une prise de parole ;
- d'un changement d'établissement.
À ces moments-là, les doutes qui étaient parfois discrets deviennent beaucoup plus visibles. L'enfant ou l'adolescent peut alors multiplier les inquiétudes, remettre en question ses capacités ou se focaliser sur tout ce qui pourrait mal se passer.
Lorsque les examens approchent, certains parents pensent que le problème est le stress. En réalité, le stress n'est parfois que la partie émergée de l'iceberg. Sous la surface, on retrouve souvent un stress lié à l'échec, un stress lié au regard des autres ou un manque de confiance déjà présent depuis longtemps.
Les examens ne créent pas forcément ce manque de confiance. Ils le révèlent.
Lorsque les examens approchent, il n'est pas toujours nécessaire d'attendre que la situation se dégrade pour agir. Une à quelques séances peuvent parfois permettre à l'enfant ou à l'adolescent de retrouver davantage de confiance, d'apaiser son stress et d'aborder cette période avec plus de sérénité.
Cerveau et plasticité : la bonne nouvelle
Heureusement, rien n'est figé.
Les recherches sur la neuroplasticité ont montré que le cerveau présente une remarquable capacité d'adaptation.
Au fil des expériences, des apprentissages et des émotions vécues, de nouvelles connexions neuronales se créent en permanence, encore plus chez l'enfant qui est en pleine construction.
Autrement dit, un enfant qui doute beaucoup aujourd'hui présente un extraordinaire potentiel d'évolution.
Il peut apprendre à poser un autre regard sur lui-même, à percevoir autrement ses erreurs, ses difficultés et ses réussites. Il peut également découvrir des ressources qu'il ne soupçonnait pas encore.
C'est ce qui rend l'accompagnement si intéressant : il ne s'agit pas de transformer l'enfant en quelqu'un d'autre, mais de l'aider à retrouver progressivement l'accès à ses propres capacités.
Comment l'hypnose peut-elle aider un enfant à retrouver confiance en lui ?
L'hypnose pour les enfants est une approche particulièrement adaptée à leur imaginaire et à leur façon de percevoir le monde.
Leur imagination est naturellement riche et vivante. Ils passent facilement d'un univers à l'autre, créent des histoires, explorent des mondes imaginaires et se laissent absorber par leurs pensées.
En séance, il ne s'agit pas de convaincre l'enfant qu'il est capable. La plupart du temps, il a déjà entendu ce discours.
Le travail consiste davantage à l'aider à renouer avec ses propres ressources, à retrouver des expériences de réussite parfois oubliées et à modifier progressivement la manière dont il se perçoit.
Lorsque le mental est constamment occupé à anticiper les échecs ou à se concentrer sur les difficultés, il devient compliqué de voir autre chose. L'hypnose permet souvent d'ouvrir d'autres perspectives.
Au cabinet, ce travail peut être complété par des exercices adaptés à l'âge de l'enfant. Selon ses besoins, ils peuvent l'aider à mieux gérer ses émotions, à renforcer son estime de lui-même ou à développer davantage d'autonomie dans son quotidien.
Certains enfants apprécient particulièrement les exercices de visualisation, les histoires thérapeutiques ou certaines techniques de relaxation qui leur permettent de retrouver plus facilement leur calme face au stress. Au besoin, ces outils peuvent ensuite être réutilisés à la maison, à l'école ou avant des moments importants comme une évaluation scolaire, une compétition sportive ou un examen.
L'enfant peut alors expérimenter une nouvelle façon de regarder certaines situations, renforcer son sentiment de sécurité intérieure et reprendre confiance dans ce qu'il est capable de faire.
Les situations dans lesquelles je rencontre le plus souvent ce manque de confiance au cabinet
Les problèmes de confiance apparaissent rarement seuls.
Ils sont souvent associés à d'autres difficultés qui amènent les parents à consulter :
- une phobie scolaire ;
- un harcèlement scolaire ;
- une anxiété importante ;
- une forte timidité ;
- une peur de l'échec ;
- des troubles du sommeil ;
- une difficulté à prendre la parole ;
- certaines difficultés relationnelles ;
- une hypersensibilité émotionnelle ;
- un manque d'estime de soi.
Même lorsque la demande initiale concerne autre chose, la question de la confiance revient très fréquemment au cours de l'accompagnement.
Comment soutenir votre enfant au quotidien ?
Les parents ont un rôle précieux à jouer.
Même si les encouragements ne suffisent pas toujours à eux seuls, ils restent importants.
L'enjeu n'est pas de convaincre votre enfant qu'il est extraordinaire. L'enjeu est de l'aider à construire progressivement une image de lui-même plus juste et plus nuancée.
Pour cela, il peut être utile de :
- valoriser les efforts autant que les résultats ;
- accueillir les émotions sans les minimiser ;
- encourager l'autonomie ;
- normaliser l'erreur comme une étape de l'apprentissage ;
- éviter les comparaisons ;
- mettre en lumière les progrès réalisés ;
- rappeler à l'enfant qu'il a le droit d'apprendre à son rythme.
Chaque enfant possède déjà davantage de ressources qu'il ne l'imagine
Lorsqu'un enfant manque de confiance en lui, il est facile de croire qu'il lui manque quelque chose. Pourtant, bien souvent, les ressources dont il a besoin sont déjà présentes.
Les expériences de vie, certaines difficultés ou le regard qu'il porte sur lui-même peuvent parfois les masquer. Mais rien n'est figé.
Un enfant qui doute aujourd'hui peut apprendre à avoir davantage confiance en lui demain. Il peut découvrir qu'il est capable de faire face à certaines difficultés, de dépasser ses peurs et de regarder ses réussites autrement.
Si votre enfant ou votre adolescent traverse actuellement une période de doute, sachez qu'il n'est pas obligé de rester seul avec cela.
Je serai heureuse d'échanger avec vous afin de mieux comprendre ce qu'il vit et de voir comment je peux l'accompagner.
Hypnothérapeute depuis 2014, j'accompagne les enfants et les adolescents au cabinet à Brignais, près de Lyon, ainsi qu'en distanciel lorsque cela est adapté.
Pour toute question ou pour prendre rendez-vous, n'hésitez pas à m'appeler.
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